Insécurité : faisons le pari de l’innovation !

22/09/2009 15:59 par dlr14ème_62

  • Insécurité : faisons le pari de l’innovation !

    Insécurité : faisons le pari de l’innovation !

    22/09/2009 15:59 par dlr14ème_62

La décision prise par le Directeur départemental de la Sécurité publique de l’Essonne de mettre à la disposition des citoyens une boîte aux lettres électronique pour signaler à la police, en toute discrétion, certains faits de délinquance, fait couler beaucoup d’encre.
Député-maire dans ce département, j’ai apporté tout mon soutien à cette initiative car je connais bien le défi permanent que représentent certaines incivilités ou infractions (rodéos, occupation de halls d’immeubles, etc.) pour les habitants qui y sont confrontés. Croyez-moi, lorsque vous êtes régulièrement en butte à ce genre de phénomènes, c’est bien légitimement que vous réclamez que tout soit fait pour qu’il y soit mis efficacement un terme.
C’est en tout cas ainsi que je conçois mon rôle d’élu, au côté et au service de mes concitoyens, notamment des plus fragiles. C’est pourquoi je ne me reconnais pas dans les cris d’orfraie poussés par certains élus essonniens, plus prompts à défendre de grands et lointains principes qu’à se soucier de la tranquillité publique.
Néanmoins, cela va de soi, une telle innovation nécessite des modalités de mise en œuvre adaptées aux contraintes des services de police, aux questions desquelles il faudra savoir apporter les bonnes réponses.
Les syndicats de policiers sont partagés sur l’opportunité de cette mesure, beaucoup d’entre eux lui apportant leur soutien, d’autres exprimant des doutes sur le sentiment qu’elle pourrait provoquer parmi la population si elle apparaissait comme de la délation.
Comme pour le « témoignage anonyme » que je soutiens, il faut rappeler que cette possibilité discrète de signalement n’est pas illimitée, la dénonciation calomnieuse étant punie par la loi.
Dès lors, offrir enfin la possibilité à de paisibles habitants, que la peur de représailles empêche trop souvent de se plaindre aux autorités, de signaler efficacement des incivilités récurrentes, ne peut être qu’une innovation positive au bénéfice de tous, à l’exception bien sûr des fauteurs de troubles.
Jusqu’à présent, on avait trop l’habitude de voir les honnêtes gens trembler… Pourquoi donc faudrait-il s’offusquer que la peur change enfin de camp ?
NDA

Un conseil bien terne

22/09/2009 10:42 par dlr14ème_62

  • Un conseil bien terne

    Un conseil bien terne

    22/09/2009 10:42 par dlr14ème_62

Après les débats houleux des conseils municipaux de jadis, force était de constater que celui-ci a plutôt manqué de tonus, à la limite soporifique. Cela tenait sans doute à la carence d’orateurs charismatiques et à une opposition du FN plutôt molle.  
 
Un constat sur la forme tout d’abord. Le FN aura été maître des débats toute la soirée. Il prit même souvent l’initiative sur divers sujets : constat d’erreurs émaillant les scriptes du conseil, propositions d’amendements, mode de fonctionnement du conseil… Bref, une majorité municipale plutôt pitoyable et démunie face aux insistances certes toujours courtoises du FN. Cette complaisance du FN pour l’AR se retrouve encore à nouveau sur le Blog de Steeve Briois ce matin. L’AR semble totalement dépassée. Bien qu’ayant obtenue la conduite des affaires communales, ses élus continuent comme par le passé à faire référence à la gestion  de l’ancienne municipalité. Une évolution notable toutefois au sein de certains membres de l’AR qui tendent aujourd’hui a user de cette langue de bois qu’ils reprochaient jadis aux partisans de Gérard Dalongeville.  Un fait remarquable aussi ce soir là, c’est l’extraordinaire complicité du 1er adjoint avec le DGS qui n’ont eu de cesse d’échanger en aparté,  avec apparemment beaucoup de bonheur. C’est cette même complicité que l’on retrouve dans le discours d’Eugène Binaisse, lorsque celui-ci, des trémolos dans la voix, se mit à se faire l’avocat du diable en défendant l’indéfendable, suite à l’attaque en règle du FN sur la responsabilité « des chefs de service complices de cette pagaille ». Un vrai morceau d’anthologie ! On se serait crut à l’école… Références scolaires que semble d’ailleurs affectionner le sieur Binaisse  puisqu’elles émaillèrent quasiment toutes ses interventions. 
 
Pour le fond, rien de neuf puisqu’il s’agissait en priorité de revoter des délibérations proposées le 12 juillet et rejetées par la Préfecture , épisode illustrant encore une fois la « grande compétence » de nos cadres encensés par Eugène Binaisse et la majorité municipale. Seule l’installation de 2 nouveaux conseillers municipaux amena une once de nouveauté pour cette soirée décidément bien terne. A signaler toutefois l’initiative intéressante du FN qui envisage de poursuivre l’Etat au Tribunal Administratif pour défaut de surveillance. Un regret que cette initiative ne fut pas produite par la majorité municipale toujours en retard d’un train qui  déclarera y réfléchir.  
 
En conclusion, l’AR qui jadis sortait grandie par sa constante opposition à Gérard Dalongeville, de par son amateurisme, renforce aujourd'’hui le FN . Un FN qui se délecte dans le rôle d'’unique opposant menant de fait les débats. Bref une AR en perdition…
PW 

Réforme de l’orthographe : démocratisation de la langue ou aggravation des inégalités sociales ?

21/09/2009 15:58 par dlr14ème_62

  • Réforme de l’orthographe : démocratisation de la langue ou aggravation des inégalités sociales ?

    Réforme de l’orthographe : démocratisation de la langue ou aggravation des inégalités sociales ?

    21/09/2009 15:58 par dlr14ème_62

Orthographe : ne prenons pas la conséquence pour la cause

Le Figaro du 5 septembre publie sur l’orthographe -sujet d’actualité s’il en fut, surtout depuis que François de Closets a avoué ne rien y comprendre- un article de votre serviteur.
Chacun a son idée sur la question, depuis les puristes du trait d-union jusqu’aux laxistes du langage SMS. Alors, déchirez-vous : un blog hanté d’« Orthoprofs » ne pouvait rester à l’écart d’une polémique aussi violente…
Pour parler sans ambiguïté (1), le débat sur l’orthographe est le serpent de mer des cinq derniers siècles. L’invention de l’imprimerie a généré le désir d’unifier les graphies, et de les différencier pour éviter tout contresens exorbitant. D’Etienne Dolet à Peletier du Mans en passant par Meigret ou Estienne, les grammairiens du XVIe siècle n’ont eu de cesse de proposer des réformes souvent inspirées de l’italien, afin d’aligner la graphie sur la prononciation. Les codificateurs du XVIIe siècle, Vaugelas ou Furetière, eurent à cœur de rendre la langue française aussi digne que celles qui l’avaient précédée -le latin, principalement. Et l’Académie s’efforce alors de polir la langue afin de donner à la monarchie absolue le véhicule culturel qu’elle exigeait : le code est aussi un corset culturel et politique, et le « bon usage » est la façon de parler de « la plus saine partie de la Cour », conformément à la façon d’écrire de « la plus saine partie des auteurs du temps ».
Toute réforme de l’orthographe doit être entendue sur ce plan-là. Si Voltaire préconise la graphie en –ai des imparfaits, c’est qu’il appartient aux « gens de goût » -l’expression est déjà moins inféodée à une caste sociale- contre les tenants d’usages barbares antérieurs (Rousseau, par exemple : les polémiques orthographiques reflètent les inimitiés personnelles). Les aristocrates au pouvoir écrivent comme ils l’entendent ? Mais la bourgeoisie triomphante, au début du XIXe siècle, entend gagner aussi au niveau orthographique : l’invention de la dictée est une manœuvre démocratique, et l’égalisation des graphies, quoique moins sanglante, vaut bien la machine à raccourcir de Guillotin. La centralisation napoléonienne s’accompagne nécessairement d’une unification linguistique.
L’expansion très rapide de la presse, dans la première moitié du XIXe siècle, contribue encore à généraliser des règles qui n’étaient pas connues de tous, et porte sur la place publique les débats académiques. Ce sont des journaux qui, au tout début du XXe siècle, combattent victorieusement le projet gouvernemental de simplification de l’accord des participes.
POUR ETRE COMPRIS, FRANÇOIS DE CLOSET ECRIT SANS FAUTE
L’orthographe fut et demeure un mode de clivage socio-professionnel, et tant que nous ne changeons pas de système ou de civilisation, il y a fort à parier que les modifications resteront anecdotiques -en retard même sur l’usage, qui disait « évènement » quand on écrivait encore « événement ». Rien d’étonnant à ce que des linguistes issus de Mai 68 (André Chervel, par exemple) fassent de « l’ortografe » un principe « bourgeois »…
Quoi qu’il en soit, les bélîtres du pédagogisme qui ont à peu près mis à genoux l’enseignement français n’avaient pas d’autre souci, et la méthode idéo-visuelle d’apprentissage de la lecture, largement responsable des dysorthographies actuelles, est pré-supposée -et c’est bien à tort- plus « égalitaire » que le b-a-ba bourgeois, alors qu’elle rajoute des inégalités aux injustices.
Car c’est bien la culture bourgeoise qui tranche, et refuser à des enfants, sous prétexte d’égalitarisme, les outils nécessaires — et l’orthographe est l’un de ces ustensiles discriminants qui font que votre CV est lu, ou mis à la poubelle —, c’est leur claquer au nez la porte de l’ascenseur social. D’autant que, quelles que soient et quelque aberrantes que puissent paraître certaines fantaisies orthographiques, ce n’est pas le pluriel de chou / hibou / caillou, ou phtisie plutôt que phthisie, qui pose aujourd’hui problème : c’est l’absence de discrimination grammaticale, les noms accordés comme des verbes, les verbes comme des adjectifs. Or, « en tant que nous apprenons, par la terminologie grammaticale, à nous mouvoir dans les abstractions, et que cette étude est à regarder comme la philosophie élémentaire, il est essentiel de la considérer, non pas seulement comme un moyen, mais comme un but » (Hegel). Toute insuffisance de forme, à ce niveau, provoque une hémorragie du sens.
    D’ailleurs, pour être compris, François de Closets écrit sans fautes…
    Trois décennies de restrictions de l’horaire de Français, à l’école et au collège, des instructions officielles aberrantes sur l’enseignement de la grammaire (la réforme du Primaire promulguée en 2008 par Xavier Darcos est la seule éclaircie récente), et des idéologies pédagogiques létales ont fait plus de dégâts dans les têtes blondes ou brunes que jamais l’exercice de la dictée, aujourd’hui tombé en désuétude, ne causa de traumatismes : mais casser le thermomètre est le plus sûr moyen de nier la fièvre. Le problème n’est pas de savoir si la graphie différenciée des cuisseaux de veau et cuissots de chevreuil prodigués par l’amphitryon est ou non un guêpier, mais si une réforme que certains, par un contresens exorbitant, appellent de leurs vœux, ne sera pas la cause d’une ségrégation sociale encore plus lourde que les hasards de la naissance ou la répartition inégale des capacités.
Jean-Paul Brighelli

Un week end riche en animation

21/09/2009 10:39 par dlr14ème_62

  • Un week end riche en animation

    Un week end riche en animation

    21/09/2009 10:39 par dlr14ème_62

Notre délégué s’était rendu ce vendredi 18 à la conférence organisé par Henri Claverie dans le cadre des journées du Patrimoines. Comme à l’accoutumée,  notre éminent historien local aura captivé son auditoire. Le samedi fut plus festif car consacré à la Ducasse où de nombreuses personnes vinrent se distraire sous un soleil radieux. Nous mîmes à profit cette journée pour visiter également le temple évangélique de la rue Brossolette qui organisait une intéressante exposition sur l’histoire du protestantisme. Enfin, pour clore ce week end prolifique, nous avons flânés dans le traditionnel marché aux puces. Une impression  de tristesse nous vint alors devant les nombreuses places vides laissées ça et là. L’absence de dynamisme, le manque d’âme et de chaleur de cette manifestation ne firent qu’accroître cette impression. Ajoutez à cela les automobilistes et cyclistes sans gênes qui n’hésitaient pas à rouler dans l’enceinte normalement protégée du marché et vous comprendrez notre déception devant l’échec de la plus importante manifestation de la saison. Le décalage de la manifestation du samedi au dimanche est peut être pour beaucoup dans cet échec. Nous avons tous le souvenir de marchés aux puces dans le passé qui furent plus glorieux. Peut être faudra t’il revoir son organisation pour ne pas le voir mourir. Enfin, pour conclure ce week end riche en animations,  nous réservâmes notre dernière visite à l’Eglise St Martin où Mr Bétremieux nous y exposa brillamment ces connaissances du site et des rois de France.

Désignation d'un candidat au poste de délégué

19/09/2009 08:32 par dlr14ème_62

  • Désignation d'un candidat au poste de délégué

    Désignation d'un candidat au poste de délégué

    19/09/2009 08:32 par dlr14ème_62

Wallerand Pascal a été désigné a l'unanimité par les adhérents de DLR.62 14ème circonscription pour poursuivre la fonction de délégué de la circonscription. Ne reste plus qu'a être confirmé par le comité départemental DLR.62 qui se réunira le 2 octobre 2009 à Arras.

Réunion de la Fédération Départementale 62 DLR

19/09/2009 08:27 par dlr14ème_62

  • Réunion de la Fédération Départementale 62 DLR

    Réunion de la Fédération Départementale 62 DLR

    19/09/2009 08:27 par dlr14ème_62

Réunion  de la Fération DLR.62 le 2 octobre 2009 à 19 H 00 à Arras. Outre la nommination des délégués de circonscriptions pour 2009/2010, la réunion sera surtout axé sur notre future engagement dans les éléctions régionales à venir.

L’euro critiqué de toutes parts...

19/09/2009 08:16 par dlr14ème_62

  • L’euro critiqué de toutes parts...

    L’euro critiqué de toutes parts...

    19/09/2009 08:16 par dlr14ème_62

Le bien-pensant qui critique l’euro
Par Laurent Pinsolle
Christian Saint Etienne est un économiste reconnu, partisan d’une Europe fédérale et de la mondialisation. Pourtant, dans son dernier ouvrage, il attaque l’euro d’une manière radicale.
Un bilan désastreux
Pour lui, l’euro accentue les divergences entre ses pays membres. Pire, l’Europe « est devenue une zone de non-croissance relative dans le monde au sein de laquelle l’Allemagne conduit une politique de désinflation salariale compétitive ». Elle fait de « ses prétendus citoyens (…) des gladiateurs dans le cirque de la concurrence fiscale et sociale alors que les bêtes fauves surgissent de toutes parts ».
Plus mordant, pour lui, « la tortue européenne nage sans carapace dans la mer en prétendant que les requins sont des poissons rouges. Les poissons rouges n’hésiteront pas à porter l’euro à deux dollars pour sortir plus vite de la crise, même si cela doit dévaster des pans entiers de l’économie européenne, et à déverser leur surplus de production en Europe, dont le marché est ouvert à tout vent ».
La zone euro n’est pas une Zone Monétaire Optimale
Il démontre une à une toutes les carences de l’euro. Tout d’abord, il souligne que « la monnaie est l’une des trois manifestations de la souveraineté d’une nation libre » et que « les trois millénaires d’histoire économique montrent qu’il ne peut pas y avoir de divorce durable entre souveraineté monétaire et souveraineté politique ». L’euro sans fédéralisme n’est donc pas tenable.
Deuxièmement, il souligne que la zone euro n’est pas une Zone Monétaire Optimale. Il s’appuie sur la théorie du prix Nobel d’économie Robert Mundell, soulignant le manque de mobilité des travailleurs au sein de la zone et de fédéralisme fiscal. Il note également que les politiques économiques suivies sont divergentes et que les préférences nationales restent également très différentes. Seul point en faveur de l’intégration monétaire : le niveau élevé des échanges commerciaux au sein de la zone.
Les conséquences désastreuses de l’euro
Mais il y a pire : l’euro introduit des mécanismes pervers. Pour lui, « l’introduction de l’euro a accentué les divergences entre les performances de quelques nations qui ont su en tirer le meilleur parti, et celles des nombreux pays qui n’ont pas été capables de s’adapter à la nouvelle donne ». L’euro pousse à une concurrence non solidaire entre les pays, renforcée par le biais ultralibéral des institutions européennes.
L’Allemagne a ainsi construit son nouveau modèle sur une plus grande compétitivité salariale que ses partenaires en bloquant les hausses de salaires (+2% de 1999 à 2007, contre +17% en France, +23% en Italie et +26% en Espagne), quitte à déprimer sa demande intérieure et sa croissance (la plus faible d’Europe depuis 1999). L’Irlande a construit le sien sur une plus grande compétitivité fiscale. Et la Grande-Bretagne, en dehors de l’euro, peut recourir à la dévaluation pour se relancer.
Bref, l’unification monétaire pousse à des comportements qui ont fait de la zone euro « une zone de faible croissance et d’iniquité croissante ». Pire, l’envolée de l’excédent allemand s’est fait principalement au sein de la zone euro et contre ses partenaires. Du coup, le commerce extérieur a eu une contribution négative annuelle de 0,45 point à la croissance de la France de 2002 à 2008 et de 0,9 point en Espagne.
 
Retrouvez la suite de ce billet sur le blog de Laurent Pinsolle

Grève du lait : le gouvernement doit aider les producteurs au lieu de les stigmatiser

19/09/2009 08:07 par dlr14ème_62

  • Grève du lait : le gouvernement doit aider les producteurs au lieu de les stigmatiser

    Grève du lait : le gouvernement doit aider les producteurs au lieu de les stigmatiser

    19/09/2009 08:07 par dlr14ème_62

COMMUNIQUE DE PRESSE
Grève du lait : l’indignation indigne du ministre de l’Agriculture
Le ministre de l’Agriculture a décidé de traiter par le mépris le désespoir des producteurs laitiers français et européens, qui ont lancé la grève du lait.
Mr. LE MAIRE se scandalise de ce que de grandes quantités de lait soient déversées dans le cadre de cette protestation, alors que de « nombreux Européens souffrent de malnutrition ». Connaissant la souffrance de ces agriculteurs, qui « se lèvent tôt » chaque jour de l’année mais produisent à perte à cause de la politique ultralibérale de l’UE, ne devrait-il pas en l’occurrence se dire choqué que l’Europe est incapable de faire vivre décemment sa filière laitière ?
Le double jeu du gouvernement, qui pleure en France sur le sort des producteurs tout en laissant faire à Bruxelles la politique d’euthanasie de la filière voulue par Mme FISCHER BOEL et Mr. BARROSO, dépasse toutes les bornes. C’est l’indignation de Mr. LE MAIRE qui est indigne !
Ainsi que je le réclame avec de nombreux acteurs et organisations professionnelles de la filière laitière depuis des mois, il faut au plus vite que l’Etat cesse de mener en bateau les producteurs et prenne enfin ses responsabilités, en fixant lui-même un prix du lait qui permette une rémunération décente à ces derniers.
Nicolas DUPONT-AIGNAN Député de l’Essonne Président du rassemblement gaulliste Debout la République

Les électeurs du 29 mai 2005, 4 ans plus tard

18/09/2009 13:46 par dlr14ème_62

  • Les électeurs du 29 mai 2005, 4 ans plus tard

    Les électeurs du 29 mai 2005, 4 ans plus tard

    18/09/2009 13:46 par dlr14ème_62

Constitution européenne : où sont les nonistes ?
Les résultats médiocres obtenus aux européennes par les listes ayant porté le non en mai 2005 pourraient laisser croire que les Français s’accommodent de l’Europe actuelle. Il s’agit d’un trompe-l’œil. Depuis le référendum, tout a été fait pour nier le refus du peuple français d’une construction européenne fondée sur l’inégalité, l’argent-roi et la soumission aux puissances.
Or, nos concitoyens ne veulent plus de cette Europe. Ainsi, tous les partis dominants ont fait campagne pour son changement, le président de la République lui-même multipliant bravades et discours incantatoires, en contradiction avec sa politique et celle de ses prédécesseurs. Face à ce hold-up démocratique, les partis opposés aux dérives bruxelloises étaient à bout de souffle, sans que les formations nouvelles comme Debout la République aient pu s’enraciner dans le paysage politique. D’où l’abstention massive du 7 juin.
Hélas, le nœud coulant bruxellois continuera de se resserrer autour de notre démocratie, de nos services publics et de notre indépendance nationale, ce qui se traduira par la résurgence de l’esprit de mai 2005 : une Europe qui respecte les démocraties nationales, qui protège les emplois, qui garantit les droits sociaux, et qui conjugue les identités culturelles.
NDA
 
Retrouvez cette tribune et le dossier spécial de Libération sur son site.

Réforme pénitentiaire, démission pénitentiaire

18/09/2009 13:42 par dlr14ème_62

  • Réforme pénitentiaire, démission pénitentiaire

    Réforme pénitentiaire, démission pénitentiaire

    18/09/2009 13:42 par dlr14ème_62

L’Assemblée nationale a commencé avant-hier à examiner la réforme pénitentiaire, replaçant au cœur du débat l’une des préoccupations majeures et légitimes des Français : la sécurité publique. Ne nous voilons pas la face, ce projet de loi porté par Michèle Alliot-Marie n’est pas bon et suscite de multiples craintes, qui paraissent hélas fondées. Je l’affirme ici avec la même liberté et la même franchise qui m’avaient conduit, au début du quinquennat, à soutenir la création des peines-plancher, effectivement indispensable pour enrayer la spirale de la délinquance, notamment des jeunes.
Le projet d’aujourd’hui vise, selon ses initiateurs, à apporter toute une série d’améliorations au système pénitentiaire, aussi bien pour l’humaniser que pour le rendre plus efficace.
Mais, avec les syndicats policiers comme certaines associations militant pour une justice protégeant davantage nos concitoyens, je suis obligé de constater que ce projet ne se contente pas d’ignorer la question centrale – le manque criant de moyens de la justice en France, moitié moindres par habitant qu’en Allemagne et en Grande-Bretagne – mais encore qu’il cherche, l’air de rien, à atténuer le problème de la surpopulation carcérale en remettant en liberté des milliers de condamnés à des peines courtes !
Ainsi, concrètement, les Juges d’Application des Peines (JAP), pourraient exempter de peine d’incarcération les personnes condamnées jusqu’à deux ans de prison, ce qui correspond à des condamnations pour des faits graves de violences aux personnes, d’agression sexuelle, etc. D’une manière générale, ce sont les faits de « petite délinquance », celle qui pourrit les cités et terrorise les quartiers qui seraient les premiers concernés et pour lesquels des peines de substitution (port de bracelet électronique, assignation à domicile, travaux d’intérêt général) seraient désormais systématiquement appliquées, renvoyant dans la nature les délinquants.
Un condamné à 2 ans de prison ferme ? Il ne passerait pas un seul jour derrière les barreaux, s’en tirant avec 9 mois de port de bracelet électronique suivis d’une libération conditionnelle ou de travaux d’intérêt général… Un condamné à 3 ans de prison ferme ? Il resterait au plus 9 mois dans un établissement pénitentiaire, avant d’en sortir avec un bracelet qu’il garderait pendant 6 mois, puis la libération conditionnelle (soit 15 mois de peine effective au lieu de 36 !).
Face à l’engorgement des tribunaux et à la surpopulation carcérale, la Garde des Sceaux avait admis en juin que, en France, pas moins de… 82000 condamnations à des peines de prisons n’étaient pas exécutées à cette date ! Mais pour commencer à résoudre le problème, quelle est la réponse du gouvernement ? Construit-il les prisons qui manquent, fournit-il aux tribunaux les moyens enfin décents de rendre la justice ? Non, il s’apprête à désengorger les établissements pénitentiaires en exemptant d’incarcération - ou en en réduisant substantiellement la durée - des délinquants à qui un gravissime message d’impunité va ainsi être envoyé ! Et que l’on ne vienne pas nous dire que cette généralisation des aménagements de peine va permettre de faire diminuer la récidive : il est bien évident que cette corrélation ne vaut que pour une population carcérale motivée par l’idée de la réinsertion et dont la libération conditionnelle n’est pas automatique.
Ajouté à cela un certain laxisme judiciaire, appliqué aux délits les moins graves jamais puni par l’emprisonnement (alors que la loi le permettrait), la réforme pénitentiaire risque en réalité d’accroître dramatiquement l’insécurité quotidienne dont souffrent les Français. Les syndicats des forces de sécurité publique s’en alarment à juste titre, dénonçant une politique incohérente de la chaîne pénale, qui met sous pression maximale une police et une gendarmerie dont on baisse les effectifs, tout en démissionnant lorsque ces dernières réussissent à traîner les délinquants devant les juges… Qu’est-ce donc que cette justice à deux vitesses, l’une, visible, au tribunal correctionnel, qui fait mine de condamner pour rassurer les Français, l’autre, bien plus discrète, exercée par les JAP, qui relâchent prématurément les délinquants ?
Hélas, cette contradiction flagrante semble résumer la politique du gouvernement, aussi bien dans ce domaine que dans bien d’autres : par devant, montrer les muscles, communiquer sur la reprise en main de tel ou tel service de l’Etat, faire voter des lois fermes (peines-plancher, etc.), et par derrière, laisser le désordre s’aggraver, exposant les Français à des maux auxquels, en réalité, on a renoncé depuis bien longtemps à s’attaquer sérieusement.
Face au tollé provoqué par son projet de loi, Michèle Alliot-Marie semble vouloir atténuer le laxisme des aménagements de peines qui y sont prévus. Attendons donc de voir quelles mesures précises seront proposées au Parlement mais, vous pouvez compter sur moi, je ne voterai jamais un texte aggravant le laxisme judiciaire.
NDA